La mise en sécurité des biens et des personnes

La mise en sécurité des installations électriques, selon le décret n° 2008-384 du 22 avril 2008, est la prestation de base que nous effectuons pour que le diagnostic électrique soit conforme. Mais ce n’est en aucun cas une mise en conformité à la norme actuelle. Elle se décompose en six catégories :

Mise en sécurité 1 : La coupure générale de l’installation :

On l’appelle AGCP (Appareil Général de Commande et de Protection). Souvent, il s’agit du disjoncteur de branchement. Celui-ci sert à couper toute l’installation électrique en cas d’incident ou d’intervention. Il possède aussi une protection différentielle mais qui n’est pas suffisante pour protéger les biens et les personnes. Il doit être facilement accessible.

Mise en sécurité 2 : La prise de terre, le circuit de terre et le dispositif différentiel :

Lorsque le courant ne se cantonne plus à son circuit électrique, il est attiré par la terre. Un fil en cuivre étant très conducteur, l’électricité va donc passer dedans plutôt que dans les autres surfaces métalliques, le corps humain ou tout autre conducteur. Le différentiel quand à lui, mesure en permanence le courant qui sort et qui rentre et déclenche quand la différence est atteinte. Par exemple : 30 mA.

Mise en sécurité 3 : La présence sur chaque circuit d’un dispositif de coupure :

Le disjoncteur (ou le fusible) agit contre les surintensités, les surcharges et le court-circuit. Cela se produit si la phase est en contact direct avec le neutre ou s’il y a trop d’appareils qui fonctionnent en même temps. Il évite l’échauffement qui pourrait aboutir à un incendie.

Mise en sécurité 4 : La liaison équipotentielle et le respect des volumes dans les salles de bains ou de douche :

C’est un circuit de terre dédié à chaque pièce d’eau et qui prend en compte aussi bien les organes électriques que les matériaux métalliques. Le but étant de mettre tous les conducteurs au même potentiel. Les volumes sont calculés pour éviter qu’il y ait du matériel électrique trop près des points d’eau.

Mise en sécurité 5 : L’absence de risques de contacts directs :

Tout matériel électrique dont des parties nues, donc sans protections, sont accessibles. C’est ainsi que l’on retrouve les fils dénudés, les prises de courant sans protection enfant, les douilles d’ampoules métalliques et tout ce que l’on peut toucher à la main sans avoir besoin de démonter avec un outil. Tous les appareillages ont un indice de protection (IP).

Mise en sécurité 6 : La protection des fils et câbles électriques :

Tous les fils et câbles composant les circuits électriques doivent être protégés mécaniquement. Ils doivent passer soit dans des gaines, soit dans des moulures ou plinthes électriques. Ces conduits doivent être en matière isolante.

Explications de la mise en sécurité

Lorsqu’un fil se desserre ou que son isolant s’abîme, il peut entrer en contact avec une masse métallique. Comme exemples, on peut citer les carcasses des appareils électriques, les tuyaux de plomberie en cuivre ou les grilles d’aération. Il suffirait de toucher alors un de ces éléments pour être en danger. Si on relie toutes ces surfaces métalliques à la terre, le courant passera au plus court et ne traversera pas ou peu le corps humain. Le courant ne se coupe pas pour autant. Il faut donc un dispositif qui ouvre le circuit en cas de défaut : le différentiel.

Ces dispositifs de protection protègent les utilisateurs. Ils ne sont pas conçus pour protéger quelqu’un qui irait volontairement toucher directement un conducteur sous tension.

Et l'électricité devient intelligence